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Category Archive for: ‘Hip-Hop’

DEAD OBIES À ROUYN-NORANDA

Curieux et amateur d’un rap dur et pur, francophone, j’écoute habituellement du S.I.N.I.K. Mais aujourd’hui, en cette belle journée ensoleillé, une première du printemps. C’est avec fierté que j’ai sortie mon équipement photo de son sac à dos, nettoyé ma caméra, mon objectif pour enfin me présenter à cette soirée Dead Obies au Cabaret de la Dernière Chance de Rouyn-Noranda.

Je me suis présenté sur le planché du Cabaret vers 20:00, il y avait déjà une vingtaine de personne. La salle du Cabaret a rapidement fait salle comble.

En 2014, DEAD OBIES nous présente Collation Vol.2 et relance l’album Montréal $ud en format cd en plus d’un livre. Vraiment, 2014 – 2015 est une période vraiment impressionnante pour ce groupe qui sont présentement en tournée. Ce groupe dont l’album Montréal $ud a été présenté comme meilleur Album de l’année dans la catégorie – Hip-hop  – en plus de recevoir la mention Choix de la critique à L’Autre Gala de l’ADISQ 2014. C’est au Cabaret de la Dernière Chance de Rouyn-Noranda que l’on nous présenta la sortie en format CD de l’album qui a tout changé, en plus d’offrir, dès aujourd’hui, un livre démystifiant les paroles uniques de leurs pièces.

Une culture, un rap franglais 

Joël Bourgoin Photographe
À les entendre sur la scène du Cabaret de la Dernière Chance, les membres de Dead Obies nous ont partagé leur culture, un rap franglais et ils doivent à tout instant justifier ce double dialecte au sein de leurs textes. Depuis le temps que je couvre des spectacles entre Montréal et Rouyn-Noranda, j’ai remarqué et mainte fois dit: «Il faut ne pas savoir savourer et écouter cette musique pour ne pas discerner chez ces groupes de musique émergente un attrait pour le franglais, est-ce un nouvel engouement suicidaire  devant notre culture francophone? Cette question, du coté anglais, nous pourrions également nous la poser. Ce nouveau langage n’est plus ou moins qu’une forme emprunté à la langue créole.

Ce vent de changement provient et se connecte bien à notre époque. Ce groupe se présente avec un souci apparent de son authenticité par leur discours et paroles populaires.  Ils remplacent en fait le français normatif par une forme de dialecte de la rue, emprunte de notre société présente d’ou parfois faut parler joual, créole ou franglais pour être écouté. De leur album, Montréal$ud, ce groupe Dead Obies nous raconte la vie dans une banlieue outrageusement ennuyeuse et la grande métropole agitée, avec bien sur des références multiethniques, une crise identitaires et religieuses. Ce groupe compose et chante des chanson narrative. Il y est question de manifestation, des compressions budgétaire d’un gouvernement honteux, d’employeur sans scrupule, ayant comme unique bût d’amasser et de piler leur argent.

Lorsque l’on ne s’arrête pas à ces détails, que l’on apprécie ce qu’ils font, au-delà des mots, d’une parfaite combinaison des voix de chacun des six membres crée une reproduction sonore visant a recréer l’illusion d’un espace sonore  de haute voltige technique. À les entendre, nous comprenons bien que ce groupe embrasse notre culture, ou plutôt ce qu’elle est devenue.

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